Mon article pour le Village de la Justice à lire ici https://www.village-justice.com/articles/droit-innovation-prets-embarquer,32386.html#3SdoKAuAKJjTsq1r.99

A l’instar de toute entreprise, le monde du droit (avocats, huissiers, notaires, CPI…) est conscient de la nécessité d’innover.

Les raisons de cette volonté d’innovation peuvent être multiples :

  • Innover pour être plus productifs, et donc plus rentables,
  • Innover pour rendre le marché du droit plus accessible,
  • Innover pour se démarquer,
  • Innover pour ne pas se laisser dépasser par les start-ups du droit que l’on appelle legal-tech, (mais au contraire s’en servir à son avantage, en faire des alliés, ou même être à l’origine d’une legal tech soit même…).

Pour porter cette innovation on trouve également diverses propositions : des incubateurs dans de nombreux barreaux d’avocats, ou bien des concours d’innovation comme celui proposé par le Conseil National des Barreaux pour les jeunes avocats, le concours de l’innovation par les Notaires de l’Ouest ou encore le Prix de l’innovation des avocats en relation-clients du Village de la Justice pour ne citer qu’eux.

Bref les initiatives et propositions sont désormais nombreuses. Il ne faut pas hésiter à s’en saisir.

L’idée vous tente mais vous vous demandez comment faire ? Quelques pistes de réflexion pour démarrer :

Innover ne veut pas nécessairement dire technologie.

Lorsqu’on pense innovation on pense tout de suite à des grands noms comme Steve Jobs ou Mark Zuckerberg, ou de manière plus large start-up, French Tech etc.

Mais finalement n’est-ce pas réducteur d’envisager l’innovation sous le seul spectre technique ? L’innovation peut, bien entendu, être marketing (penser client), organisationnelle, managériale …

Et même si vous envisagez une évolution en lien avec la technologie, ne pensez pas tout de suite outil, pensez d’abord besoin : besoin du client, du cabinet ou de l’utilisateur… L’outil, si vous devez en avoir un, viendra dans un second temps.

Innover ne veut pas forcément dire avoir une idée géniale qui va changer le monde.

Il peut parfois s’agir de faire un pas de recul pour analyser une situation, prendre une feuille blanche, éliminer les « on fait comme ça parce qu’on a toujours fait comme ça ». Essayez, vous verrez que cela permet déjà d’avoir des pistes d’amélioration considérables.

Pour cet exercice n’hésitez pas à faire appel à un œil extérieur, qui pourra porter un regard neuf sur votre organisation. Par exemple profitez de l’arrivée d’un nouvel arrivant dans l’équipe pour lui demander un « rapport d’étonnement » écrit. Dans cet exercice trois axes possibles : ce qui a suscité un étonnement positif, ce qui a surpris de manière neutre, et enfin ce qui a pu décevoir ou déstabiliser. Vous pourriez être surpris par la richesse de l’exercice.

Quelques conseils pratiques pour démarrer.

Conseil n° 1 – Prioriser.

Vous avez des idées de ce que vous voulez changer ? Votre liste est longue ? C’est souvent le cas. Alors une fois les idées en tête, reste à prioriser.
Il ne sert à rien de vouloir tout faire en même temps, à vouloir tout faire on se risque à ne rien concrétiser, à ne mener aucun projet au bout. Rien de tel pour décourager une équipe. Une idée c’est bien, la mettre en œuvre c’est mieux !

Conseil n° 2 – Allouer des ressources.

Généralement la première ressource pour les cabinets et études n’est pas celle à laquelle on pense en premier, il s’agit du temps !

Il ne faut donc pas hésiter à :

  • Se bloquer des plages horaires pour ne pas repousser sans cesse, par exemple car la mission pour le client passe avant (et c’est normal). Il faut parfois savoir en faire une priorité, prendre par exemple du temps aujourd’hui pour en gagner demain.
  • Se donner des dates limites, un projet doit avoir une date de début et une date de fin,
  • Bien déterminer qui fait quoi,
  • Ne pas vouloir mener plusieurs projets de front mais plutôt démarrer le second projet lorsque le premier est terminé.

Il faut donc veiller à allouer les ressources humaines nécessaires à la mise en œuvre du projet, qu’elles soient d’ailleurs en interne ou en externe.

Bien sûr il peut y avoir une ressource financière, matérielle…

Conseil n° 3 – Choisir un pilote.

Enfin, s’il faut un capitaine sur un bateau dans un projet c’est la même chose : il faut nommer un pilote, un responsable du projet. Attention cependant à ne pas confondre le chef d’orchestre avec un homme-orchestre qui fait tout. Le responsable du projet veille à la coordination, au suivi… mais ne fait pas tout !

Vous avez votre idée, vos ressources et votre pilote ? Alors vous pouvez embarquer dans la gestion de projet et l’innovation (au sens large bien entendu vous l’aurez compris) !

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